Velia Ferracini
Née en 1996 à Sion, Velia Ferracini est assistante-diplômée à l’Université de Fribourg, où elle se consacre à une thèse portant sur la littérature suisse. Elle écrit pour la presse romande (Décadrée, la Page Jeunes de La Liberté, Quatrième Mur, etc.) et est membre active de la Société des écrivain·e·s valaisan·ne·s, dans laquelle elle a pris part à de nombreux évènements (lectures, ateliers d’écriture, exposition). Elle a publié un recueil de poésie, Les Flaques, illustré par l’artiste Archibald Gibut-Monzon, aux éditions des Fleurs, qui a reçu le prix de poésie de l’Académie romande 2024. Elle a également été lauréate d’une bourse à la relève Littérature Pro de l’État du Valais, qui lui a permis de travailler sur son premier roman en compagnie du poète Pierre-André Milhit.
- Velia Ferracini a eu 17 ans en 2013
livre(s) sélectionné(s)
Lave mes cendres
éd. Encre Fraîche
L’AVIS DU COMITE DE LECTURE
Premier roman, résolument contemporain et magmatique, Lave mes cendres narre trois destinées qui se rejoignent dans la nature imprévisible et libératrice de l’Islande — terre de silence, qui va s’ouvrir et générer de la chaleur.
En préambule, Martha et ses quatre pilules fatales.
En toile temporelle, un volcan et ses éruptions dichotomiques : feu et glace, immédiateté et immobilité, dévastation et cendres nourricières.
Sur leurs rives, trois personnages : le mari, perdu et maladroit, face au deuil et souffrant du lien distendu avec son enfant ; l’enfant, qui s’évade dans des mondes virtuels et cherche son contour ; la jeune poétesse islandaise à la sensibilité créatrice et résiliente.
Trois protagonistes donc, portés par des narrations distinctes qui explorent la langue : de la prose à l’élan poétique, de l’écriture inclusive à la déconstruction des mots, des luttes intimes aux questionnements plus universels. Ces narrations mêlent le « je » qui veut s’extraire des scénarios attendus, le « tu » qui questionne, et enfin la troisième personne du singulier qui cherche l’apaisement.
Par son regard empathique et des vies aux envols lumineux, Lave mes cendres a retenu notre attention et donne à découvrir une facette vive et singulière de la littérature suisse d’aujourd’hui. Velia Ferracini propose, en de courts chapitres, un roman incarné, nourri d’une écriture posée sur le papier, telle la lave qui dévale et, à l’image de certaines mises en pages typographiques, joue avec le territoire.
Claire Chardonnens, mai 2026
les inédits
Il n'y a pas d'invisible
Lorsque j’ai reçu cette consigne d’écrire un texte sur le sujet de mes 17 ans, ma première intuition a été de chercher dans mes archives une lettre que j’ai écrite, il y a quelque temps, à l’adolescente que j’ai été et de commencer par vous la joindre : (...) cliquez pour lire la suite.